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ZEPCAM, une solution mise en place par TPL Systèmes

SÉCURITÉ  : Six centres d’incendie et de secours de Gironde sont dotés cette semaine de caméras piétons pour faire face aux agressions lors des interventions

L’efficacité des caméras piétons utilisée par les policiers et gendarmes depuis 2013 n’est plus à démontrer. Depuis hier, les sapeurs-pompiers girondins sont équipés de cette technologie lors d’interventions susceptibles d’être à risque. Depuis le début de l’année 2019, ce sont en effet 445 sapeurs-pompiers du département qui ont été victimes d’agressions verbales et physiques.

Les caméras ont été déployées dans les centres d’incendie et de secours de Bordeaux-La Benauge, Bruges, Cadillac, Bordeaux-Ornano, Lesparre et Lacanau.

« Les caméras ne sont déclenchées qu’en cas de nécessité, explique le capitaine Matthieu Jomain, chargé de communication auprès du Sdis 33 (Service départemental d’incendie et de secours). C’est-à-dire lorsque se produit ou est susceptible de se produire un incident de nature à mettre en péril l’intégrité physique des sapeurs-pompiers intervenants. »

Un cadre juridique très strict

Après la brigade des sapeurs-pompiers de Paris et le Sdis du Val d’Oise, le Sdis de la Gironde (comme une dizaine d’autres départements) est donc opérationnel.

« Il s’agit d’assurer une meilleure protection de nos personnels intervenants, confie le capitaine Jomain. L’utilisation de la caméra permet de prévenir les passages à l’acte et, le cas échéant, de collecter des preuves pour identifier et poursuivre les auteurs s’il y a lieu. C’est la preuve par l’image mise à la disposition des forces de l’ordre et de la justice. »

Mais tout cela se fait dans un cadre juridique très strict. Aucun enregistrement n’est conservé après l’intervention et les sapeurs-pompiers porteurs de ces caméras ne peuvent à aucun moment visionner les images dont l’accès et l’utilisation sont protégés, conformément aux exigences de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

"Seuls le directeur du Sdis, son adjoint, la police, la justice et l’inspection générale de la sécurité civile et de la gestion des crises sont habilités à visionner les images qui sont conservées pendant six mois et seront ensuite effacées automatiquement, précise le capitaine Jomain. Les personnes filmées peuvent y avoir accès à condition d’en faire la demande par écrit au SDIS. »

Faciles d’utilisation, les caméras sont actionnées par les sapeurs-pompiers disposant d’une habilitation personnelle et qui s’identifient sur un outil informatique lors du départ en intervention.

 

Source : Sud-Ouest - 10/12/2019